Kantar vient de publier les résultats de la première édition 2026 de son baromètre mensuel “L’adoption de l’IA dans les foyers français”, qui mesure chaque mois l’intégration réelle de l’intelligence artificielle dans la vie quotidienne, à travers les usages, la confiance, la santé, la consommation et les nouveaux comportements émergents.
« Avec ce baromètre initié en juin 2025, Kantar s’impose comme un observateur de référence de l’adoption réelle de l’IA par les Français.
souligne Cécile Lejeune, Présidente de Kantar France
Nous ne mesurons pas seulement l’usage, mais aussi la manière dont l’IA influence les décisions du quotidien, notamment en matière de consommation ».
L’IA, un réflexe quotidien
L’intelligence artificielle dépasse désormais le stade de phénomène émergent : elle est largement connue et adoptée par les adultes.
Ses principaux usages visent à simplifier le quotidien, notamment :
- Aide aux études et à la rédaction : 54 % des adultes l’utilisent, dont 11 % régulièrement.
- Démarches administratives et juridiques : 54 % (9 % régulièrement).
- Création ou retouche d’images : 52 % (12 % régulièrement).
- Recherche d’informations et résolution de problèmes pratiques.
Les usages à visée personnelle et expressive (création, conseil, bien-être) progressent particulièrement chez les moins de 35 ans, tandis que les écarts entre hommes et femmes restent faibles.
Santé et santé mentale : des usages en croissance
L’IA se développe également dans le champ de la santé et du bien-être psychologique.
Près d’un utilisateur sur quatre mobilise l’IA pour :
- mieux comprendre un problème personnel,
- gérer son stress,
- s’informer sur des routines de mieux-être,
- s’accompagner dans un moment difficile.
Ces usages, encore récents, se diffusent plus rapidement parmi les jeunes générations.
Consommation : l’IA s’invite dans le parcours d’achat
L’intelligence artificielle commence à intervenir concrètement dans les décisions de consommation.
L’usage croît rapidement :
- 18 % des utilisateurs ont cliqué sur un lien marchand proposé par une IA au cours des 30 derniers jours.
- La majorité d’entre eux compare ensuite prix, offres et avis.
- Les secteurs les plus concernés sont beauté, électronique/high-tech, voyages/mobilité, bien-être et bricolage.
L’IA se positionne ainsi comme un outil de préparation et d’optimisation, consolidant sa place dans un usage encore jeune mais déjà significatif.
IA et enfants : une adoption massive après 11 ans
L’usage de l’IA chez les enfants croît fortement à partir de 11 ans :
- 1 collégien sur 2 utilise déjà l’IA,
- 6 lycéens sur 10.
Chez les 6-10 ans, les parents restent partagés : 27 % encouragent l’usage, tandis que 31 % l’interdisent.
IA et moments de vie : la Saint-Valentin en exemple
Le baromètre Kantar s’est intéressé en janvier 2026 à l’usage de l’IA pour la Saint-Valentin.
Parmi les utilisateurs :
- 23 % envisagent d’utiliser l’IA pour préparer l’événement, principalement pour trouver des idées de cadeaux, avant de comparer prix et offres.
- Plus largement, 23 % ont déjà demandé un conseil à l’IA sur leur relation sentimentale, chiffre qui atteint 32 % chez les moins de 35 ans.
Ces usages témoignent de l’extension progressive de l’IA aux sphères émotionnelles et intimes du quotidien.
Confiance : prudence et vérification
La confiance envers l’IA progresse légèrement, avec une note moyenne de 6,6/10.
Plus d’un utilisateur sur deux vérifie systématiquement ou souvent les informations fournies par l’IA.
Les inquiétudes diminuent concernant des enjeux clés pour les Français : impact environnemental, perte d’esprit critique et emploi.
« L’IA s’installe progressivement dans les décisions quotidiennes, qu’il s’agisse d’achats ou de sphères personnelles. Comprendre ces usages réels est essentiel pour les marques et les acteurs économiques ».
conclut Cécile Lejeune, Présidente de Kantar France
Méthodologie
Étude en ligne réalisée par Kantar du 30 janvier au 3 février 2026, auprès d’un échantillon représentatif de 1 010 individus âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, région, catégorie socioprofessionnelle).