Selon une étude publiée par Jobmarketingvente, 46,9 % des offres d’emploi marketing sont toujours concentrées en Île-de-France.
Pourtant, seuls 30,1 % des candidats déclarent vouloir y travailler, contre 32 % l’an dernier. Le fossé se creuse, lentement mais sûrement.
Analysée à partir des préférences géographiques de 724 profils et de 850 offres en CDI/CDD recensées en mars 2026, cette photographie du marché confirme une tendance de fond.
Qualité de vie, équilibre pro/perso, attractivité des métropoles régionales — les critères de choix ont changé. Les offres d’emploi, moins…
La Nouvelle Aquitaine, nouvel eldorado des marketeurs
Avec 14,5 % des recherches (contre 13 % en 2025), la Nouvelle Aquitaine bondit de la quatrième à la deuxième place des régions les plus recherchées, coiffant au poteau les régions PACA (12,3 %) et Auvergne-Rhône-Alpes (12,2 %), toutes deux en léger recul.
Bordeaux, locomotive évidente de cette dynamique, confirme son statut de destination de choix pour les cadres marketing en quête d’un autre rythme de vie.
Problème : la Nouvelle-Aquitaine ne représente que 3,8 % des offres disponibles. Un ratio qui résume à lui seul tout le paradoxe de ce marché.
Des professionnels moins mobiles et plus ancrés
Autre évolution notable : la mobilité nationale recule.
En 2026, 14,6 % des candidats se disent prêts à travailler partout en France, contre 17 % en 2025.
Traduction : de moins en moins de profils acceptent l’idée que « travailler ailleurs » signifie en réalité « monter à Paris ».
Les entreprises qui recrutent uniquement en Île-de-France se coupent progressivement d’un vivier qui, lui, a déjà choisi son code postal.
Ce que ça change pour les recruteurs
Cette étude dresse en creux le portrait d’une profession en mutation.
Les marketeurs ne fuient pas leurs métiers ; ils fuient une certaine manière de les exercer — dans des open spaces parisiens surchargés, loin de là où ils ont choisi de construire leur vie.
Ils veulent des projets stimulants et une existence équilibrée. Cette double exigence n’est plus un luxe : c’est devenu un critère de sélection à part entière.
Pour les entreprises qui sauront s’adapter — en développant des équipes marketing régionales, en acceptant le travail hybride, en ancrant leurs recrutements dans des bassins d’emploi dynamiques comme Lyon, Bordeaux ou Nantes — l’opportunité est réelle. Le talent est là, disponible, motivé. Il attend juste qu’on aille le chercher là où il est…

