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Insights

À l’heure du digital, le catalogue Ikea règne encore en maître

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Le mois de septembre signe le mois de la rentrée scolaire mais aussi littéraire avec son défilé de prix: Goncourt, Renaudot, Femina

Pourtant il existe un ouvrage édité à 200 millions d’exemplaires dans 53 pays qui ne recevra aucun prix littéraire. Vous en avez forcément entendu parler, il y a même de grandes chances que vous l’ayez eu entre les mains ces derniers jours, vous nous voyez venir ?

Il s’agit du catalogue Ikea. La firme suédoise a réussi à faire de son catalogue une véritable institution partout sur la planète.

A l’heure du tout digital, on pourrait penser le catalogue dépassé, pas pour Ikea apparemment…

 

Un contenu adapté à chaque pays

Le catalogue varie selon les pays, question de culture. On ne décore pas sa chambre de la même façon en Suède ou au Japon.

Cette subtilité se travaille et c’est pourquoi les décorateurs d’Ikea voyagent toute l’année aux quatre coins de la planète pour saisir les nouvelles tendances, les subtilités culturelles.

Une fois ces observations rapportées, il faut mettre en scène ces décors qui varient selon les pays. On pourrait donc penser que les photos sont prises dans chacun des pays observés, ce n’est pourtant pas le cas, tout est fait en Suède, dans les impressionnants locaux de la ville d’Älmhult.

C’est là que l’incroyable logistique d’Ikea entre en jeu.

 

Une logistique hors du commun

Le choix de la ville d’Älmhult à 500 km au Sud de Stockholm n’est pas anodin. Si cette petite commune de moins de 10 000 habitants, perdue au milieu de la forêt, ne vous dit pas grand-chose, c’est normal.

Pourtant c’est là qu’est né Ikea en 1943. La ville abrite désormais des locaux gigantesques dont ceux qui servent aux prises de vue, un studio de 9000 m², l’un des plus grands au monde.

 

Faux plafonds réglables, murs, sols, éclairages : le studio photo d’Ikea Communications offre 8.800m2 pour mettre en scène les différents produits de la marque dans les ambiances les plus réalistes possibles.

 

Les photos s’enchainent dans plus de 40 décors différents. Après chaque séance, on change les fenêtres, les murs, les tables, on remplace par un lit, une commode… On passe alors de la France aux Etats-Unis et ainsi démarre une nouvelle séance, le tout sous les indications des décorateurs d’Ikea qui ont en tête de reproduire leurs observations de leurs voyages.

Les photos sont ensuite envoyées pour être retouchées et enfin validées. On passe alors à l’étape de l’impression et de la distribution.

 

Un catalogue plus distribué que la Bible

Plus de 200 millions d’exemplaires chaque année, les chiffres sont vertigineux, c’est plus que la Bible !

Pour l’impression et afin d’écouler ces exemplaires à temps dans tous les pays, la marque suédoise fait appel à plus de 30 imprimeries partenaires différentes. Comme le rappelle le site print24, on parle d’impression de catalogue lorsque l’on dépasse 96 pages.

Le catalogue Ikea en comprend généralement entre 300 et 400… Multipliez par le nombre d’exemplaires, c’est un travail gigantesque qui représente près de 50% du budget marketing de l’enseigne suédoise.

Les exemplaires sont ensuite répartis sur l’ensemble des territoires puis distribués dans toutes les boites aux lettres afin de toucher le plus grand nombre possible. C’est ainsi que vous avez probablement reçu le nouveau catalogue ces derniers jours.

 

Si Ikea continue à distribuer son catalogue à l’heure du tout digital, c’est avant tout par tradition. Il est désormais inscrit que chacun recevra un exemplaire à la fin de l’été.

D’autre part, sa production coûte très cher et c’est un moyen de démontrer la puissance économique d’Ikea.

Enfin, quasiment tout le monde le reçoit, il est distribué dans toutes les boites aux lettres. Même les personnes non abonnées reçoivent un catalogue Ikea. A l’heure du permission marketing, la marque suédoise peut ainsi continuer à accéder à toutes sortes de publics, de tous âges, tous horizons et de tous milieux et c’est là toute la force de ce support hors-normes…

 

 

Digital

Quand Apple fait cavalier seul…

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Ne dites plus GAFA, mais GAF…

Depuis plusieurs mois, Apple prend en effet ses distances avec ses voisins de la Silicon Valley, Facebook en tête, en martelant sa différence en matière de traitement de la donnée personnelle…




Par Pascal Malotti, Directeur Business Development & Strategy, Valtech France



Tim Cook, le nouveau patron de la marque à la pomme fait ainsi sienne la promesse de Steeve Jobs : permettre à chacun de disposer de son jardin secret dans la jungle du digital.

Posture de communication pour les uns, véritable conviction pour les autres, quelles que soient ses réelles motivations, Apple multiplie depuis plusieurs mois les prises de paroles sur le sujet.

Et si le géant américain n’est pas exempt de critiques, force est de constater qu’il applique une politique en matière de protection de la donnée personnelle bien plus éthique et respectueuse que la plupart de ses petits camarades.


Apple fait la morale aux géants de l’Internet


Omniprésent lors de sa keynote de mars dernier, le discours de la marque à la pomme sur l’utilisation de la donnée personnelle de ses utilisateurs n’a pas échappé aux commentateurs de l’événement.

Ainsi, Tim Cook a répété à de multiples reprises que cette précieuse data n’était pas revendue à des fins commerciales ou de ciblage.

Mais également que pour la personnalisation de ses produits, requérant du machines learning et de l’IA, la donnée était stockée uniquement sur le device de l’utilisateur et en aucun cas sur ses serveurs.

Et pour bien faire comprendre sa différence, la marque n’hésite pas à taper sur les autres géants américains, dont Google et Facebook, rattrapés l’an dernier par de nombreux scandales autour de l’exploitation et de la sécurité des données personnelles de leurs utilisateurs.

Certes, tous ont besoin de cette data pour exister et proposer des expériences personnalisées à leurs clients, mais l’usage qu’ils en font est très différent d’une firme à l’autre.

Le chevalier blanc de la privacy


Devant le congrès américain, mais aussi en octobre à Bruxelles lors du discours d’ouverture de la Conférence Internationale de la protection des données et de la vie privée de la Commission européenne, Tim Cook a prononcé un discours à charge.

Tim Cook a, ces derniers temps, multiplié les prises de paroles pour positionner Apple en champion de la protection de données…


Sans jamais citer ni Facebook ni Google, il a taclé ces entreprises qui font de nos data des « armes commerciales massives », tout en saluant l’adoption du RGPD.

D’ailleurs, la marque n’a pas attendu que le Congrès américain lui impose, comme ce sera le cas pour les entreprises de la Silicon Valley au 1er janvier 2020, de divulguer le pourquoi du comment de la collecte des données personnelles de leurs utilisateurs.

On peut toutefois reprocher à Apple une certaine facilité.

En effet, son business model repose sur la vente de ses produits et services, quand les revenus de Google et Facebook sont quasi uniquement générés par l’exploitation massive de la donnée personnelle en vue d’écouler de la façon la plus affinitaire possible leur inventaire publicitaire.

On parle ici de recettes astronomiques : 89 milliards de dollars pour Facebook et 138 milliards pour Google…

Chez Apple, le produit ce n’est pas l’utilisateur


Cette petite phrase est récurrente dans le discours actuel d’Apple.

Au CES en janvier dernier, le géant américain s’est d’ailleurs offert une affiche en face du salon en remplaçant « Las Vegas » par « iPhone » dans la célèbre réplique du film Very Bad Trip, « Ce qui se passe dans ton iPhone, reste dans ton iPhone ».

Apple a profité de la grande messe de la Tech pour ‘gentiment’ troller la concurrence…


Mais derrière le discours et les bonnes intentions, qu’en est-il réellement ?

Apple a besoin de la donnée pour désigner ses produits et services, même s’ils font de réels efforts pour en limiter la captation et l’anonymisent au maximum.

La marque n’est d’ailleurs pas exempte de reproche ni infaillible.

En Chine, elle se conforme à la réglementation nationale, autorisant indirectement le gouvernement à récupérer la donnée de ses utilisateurs chinois. Money is Money…

Récemment, sa nouvelle fonctionnalité Facetime permettant des discussions de groupes a été victime d’une brèche de sécurité.

Enfin, cette stratégie n’a pas encore d’impact réel sur les ventes de ses produits.

Revirement stratégique ?


Longtemps visionnaire, Apple fait là en réalité un pari sur l’avenir et anticipe les réglementations qui ne manqueront pas de se durcir dans les prochaines années.

Surtout, le géant américain est en train d’opérer un virage vers la distribution de services, avec de nombreuses annonces dans ce domaine (relifting de son AppleTV, création d’un service d’abonnement à la presse, lancement de l’Apple Arcade autour du gaming…).

Mais c’est un autre domaine qui l’intéresse aujourd’hui fortement.

Un domaine où la protection de la donnée personnelle est une réelle préoccupation pour les utilisateurs : la santé. Pour exister sur ce secteur, montrer patte blanche sera incontournable.

Cette stratégie de découplage est également redoutable en termes de stratégie de marketing et de communication.

Faire bouger les lignes…

En prenant ses distances avec les géants de l’Internet, en les faisant passer pour des entités sans foi ni loi, Apple se positionne en chevalier blanc.

Et si tout n’est pas parfait, il oblige les autres à évoluer.

Car Facebook et Google ne pourront pas continuer longtemps, en toute impunité à gérer avec autant de légèreté la protection des données personnelles de leurs utilisateurs.

Ces derniers sont de plus en plus sensibilisés sur leurs droits en matière de respect de leur vie privée.

D’ailleurs, Facebook a annoncé mi-mars, son choix de commencer à éliminer certains critères de ciblage de ses campagnes publicitaires, notamment liés aux profils financiers des internautes.

Espérons que ce ne soit qu’un début…




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Insights

Les mauvaises nouvelles font toujours vendre…

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Une étude internationale montre que les mauvaises nouvelles restent prépondérantes dans le traitement fait de l’actualité par les médias…



Différentes agences du réseau international WIN PR Group ont ausculté les médias dans leurs pays respectifs et ont constaté que l’angle retenu par les rédactions reste très souvent anxiogène.

Le règne des “Bad News”


Le constat est sans appel : que vous soyez en Allemagne, en Espagne, en France, au Mexique, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, la consultation de l’actualité que ce soit en presse, à la radio ou à la télé risque fort de vous plomber le moral…

Conduite sur le mois de mars dans 6 pays, l’étude, menée par les agences de relations médias du réseau WIN PR Group, révèle quelques disparités selon les géographies mais la tendance globale est toujours en faveur de la mauvaise nouvelle.


Fidèle à l’adage selon lequel « les trains qui arrivent à l’heure ne font pas la Une », les médias, à travers le monde, ont une forte propension à privilégier les nouvelles négatives à celles plus légères et positives.



La presse écrite plus pessimiste que la TV ou la radio…


Globalement, on constate que la presse écrite titre à 43 % de façon négative comparé à 33 % pour la télévision et 25 % pour la radio.

C’est pourtant également la radio qui est la moins positive avec seulement 26 % d’annonces positives contre 36 % pour la presse écrite et 38 % pour la télévision qui s’avère être la plus positive.


En France, ce palmarès est respecté avec la télévision positive à 24 % (vs 17% pour la presse écrite et la radio) et la presse écrite négative à 39% (vs 35 % pour la radio et la télé).


Année après année, et malgré de nombreuses prises de conscience et des tentatives diverses de faire de notre environnement médiatique un espace moins anxiogène, la mauvaise nouvelle reste l’accroche majeure quel que soit le média »,commente Alexis Noal, Vice-Président chez ComCorp et responsable de l’étude.

Il serait simpliste de reporter la faute sur les médias en eux-mêmes mais il convient plutôt de s’interroger de ce que cela révèle de nos sociétés et de notre curiosité morbide.

Nombre de psychologues et de philosophes se sont penchés sur ce sujet mais il serait intéressant d’entamer une réflexion plus globale sur les ressorts de l’audience médiatique et sur pourquoi la mauvaise nouvelle est souvent un gros titre et la bonne, juste un encart. »





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Insights

[Infographie] Le profil du fan de Marvel

A l’occasion de la sortie du dernier Avengers, Kantar dresse le portrait des fans de Marvel en France …

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Ultime réunion des super-héros Marvel, « Avengers – Endgame » est LE rendez-vous super-héroïque de la saison, fermement attendu par des millions de fans dans le monde entier. Mais qui sont exactement ces aficionados ?



Au-delà de la « Saga de l’Infini », l’univers cinématographique Marvel, ce sont plus d’une vingtaine de films qui ont fait chavirer le cœur de ses fans.

D’Iron Man en 2012 à Captain Marvel cette année, ces films déferlent sur nos grands et petits écrans, toujours en nous laissant sur notre fin.


10,5 Millions de fans de Marvel en France

Dans la bataille Marvel vs DC Comics, alors que leurs superhéros respectifs ne cessent de s’affronter depuis des décennies, Kantar a cherché à savoir quel univers s’impose dans le cœur du public ? 

Selon les données TGI Europa 2018 de Kantar : 20% des Français déclarent être fans de Marvel vs 11% pour DC comics.

Retour, en infographie sur le profil du fan de Marvel en France, avec un décryptage de son comportement d’achat et de son profil média…







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Digital

Près d’1 français sur 2 a déjà testé la Réalité Virtuelle

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Près de la moitié des français a déjà testé la réalité virtuelle (VR), le plus souvent en famille ou avec des amis, et ce malgré un taux d’équipement en casques VR qui reste (très) faible…



Selon une étude de l’Ifop publiée par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), 41% des Français ont déjà eu une expérience en réalité virtuelle, contre 21% en 2016.

Chez les 15-34 ans, la proportion atteint même 53%.

Pourtant, les casques VR sont loin d’avoir envahi les salons des Français : moins de 7% en sont équipés, contre 2% en 2016.

Une proportion qui atteint toutefois près de 16% chez les 25-34 ans.


Une expérience qui se vit avant tout à plusieurs


Mais les Français privilégient les usages collectifs de la réalité virtuelle, et son aspect social : pour les deux tiers de ceux qui l’ont déjà utilisée, l’expérience a eu lieu dans un cadre familial ou amical, contre 23% qui l’ont testée en solo.

A plus de 70%, ces expériences relèvent du divertissement, et en premier des jeux vidéo (41%), devant l’expérimentation des sensations fortes (30%) et le cinéma (20%).


Les autres usages s’inscrivent dans l’univers des services avec une gamme d’expériences très variée : découverte d’un site touristique, visite virtuelle d’un appartement, activité professionnelle, santé, formation…

En outre, 39% des Français disent avoir déjà participé à une expérience immersive dans un lieu culturel ou de loisirs.

Il s’agit le plus souvent d’un parc d’attraction (à 22%), d’un musée (9%) ou d’un cinéma (8%).

Ces expériences peuvent inclure l’usage d’un casque de réalité virtuelle ou d’autres technologies de type projection ou affichage immersif.


De la VR made in France

Pour la présidente du CNC, Frédérique Bredin, ces chiffres montrent que la réalité virtuelle “est une nouvelle forme de création” et constitue “un vrai secteur d’avenir” en France.

Parmi les conclusions tirées de cette étude, “la réalité virtuelle s’est implantée dans le paysage culturel français, et elle est désormais proposée dans des lieux très variés“, a souligné à l’AFP Vincent Florant, directeur de l’innovation au CNC.

Et la filière française, nourrie par les savoir-faire reconnus du pays dans l’audiovisuel, le jeu vidéo et l’animation, a définitivement une carte à jouer, ajoute Pauline Augrain, chef du service de la création numérique.

Il y a une +french touch+ dans ce domaine, et le CNC va poursuivre ses efforts pour structurer et industrialiser cette filière“, dans lequel l’organisme a déjà investi près de 10 millions d’euros depuis 2015.




Etude réalisée du 19 au 22 février auprès d’un échantillon représentatif (constitué selon la méthode des quotas) de 1.003 personnes de 15 ans et plus, et complété par un sur-échantillon de 100 personnes ayant déjà testé la réalité virtuelle avec un casque VR.

Source : AFP



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