La première édition du Baromètre Gen-IA, menée par iligo en partenariat avec Media Figaro, offre un panorama inédit des usages, profils et attentes des Français vis-à-vis de l’intelligence artificielle générative.
L’étude vise à comprendre comment les Français interagissent avec l’IA générative et quelles implications ces comportements ont pour les stratégies marketing, en particulier dans le domaine du Generative Engine Optimization (GEO).
Une adoption massive et transversale de l’IA générative
Premier constat majeur : l’IA générative n’est plus une pratique de niche.
Plus de 50 % des Français de 18 à 69 ans ont déjà « prompté » un outil d’IA conversationnelle, quels que soient l’âge, le sexe, la catégorie socioprofessionnelle ou le lieu de résidence. Parmi eux, 46 % ont moins de 35 ans, 47 % sont CSP+, et 47 % vivent avec des enfants.
L’outil s’inscrit désormais dans les routines personnelles et professionnelles, avec 50 % des prompteurs l’utilisant plusieurs fois par jour à des fins personnelles.
Cette adoption massive confirme la transformation culturelle en cours : l’IA devient un réflexe quotidien, influençant l’information, l’apprentissage, la consommation et la prise de décision.
Productivité et gain de temps : moteurs principaux de l’usage de l’IA
Les Français qui utilisent l’IA convergent sur un objectif central : faciliter leur quotidien.
Selon l’étude, les usages les plus fréquents sont :
- Recherche d’information : 77 %
- Assistance aux tâches personnelles et professionnelles : 70 %
- Inspiration et créativité : 66 %
- Recommandation de produits ou services : 64 %
- Apprentissage et formation : 61 %
- Prise de décision : 60 %
Pour les utilisateurs, l’IA est avant tout un outil de productivité, capable de structurer l’information et de fournir des réponses directement actionnables.
Trois profils d’utilisateurs aux attentes distinctes
Le baromètre identifie trois types principaux de prompteurs, chacun ayant une relation spécifique aux marques et aux contenus :
1. Les Méthodiques (~50 % des prompteurs)
- Formulent des requêtes détaillées et précises, mentionnant parfois des marques.
- Attendent des comparatifs et des recommandations concrètes.
- Plus présents chez les 25-35 ans, CSP+, et utilisent l’IA aussi bien pour le professionnel que le personnel.
- Les plus influencés par l’IA : 82 % ont suivi une recommandation, 49 % ont acheté le produit recommandé au cours des six derniers mois.
- Prévoient d’augmenter l’usage de l’IA pour les recommandations de produits et services, mais aussi pour des conseils sur la vie quotidienne (sport, voyage, famille, santé, luxe, éducation, etc.).
2. Les Opportunistes (~30 %)
- Posent des questions larges, dans une logique pragmatique.
- Plus représentés chez les plus de 50 ans.
- Moins intéressés par l’aspect conversationnel, mais très enclins à suivre les recommandations : 10 % achètent systématiquement les propositions de l’IA, contre 6 % en moyenne.
- Prudents quant aux dérives potentielles de l’IA et à son impact social.
3. Les Curieux (~20 %)
- Privilégient l’exploration et la conversation : ils ajustent leurs requêtes au fil de la discussion.
- Plus jeunes (<25 ans) et orientés apprentissage et découverte.
- Confiance modérée mais active : 65 % ont suivi une recommandation, 32 % ont acheté un produit recommandé.
- Ils challengent les réponses et apprécient l’expérimentation.
L’IA : une nouvelle chaîne d’influence …
L’étude confirme que l’IA générative est en passe de devenir un intermédiaire central dans le parcours d’achat, comparable aux moteurs de recherche traditionnels.
Toutefois, la confiance demeure un facteur clé :
- 51 % des Français font confiance aux recommandations des IA
- 54 % ajustent leur confiance selon la source citée (marque, média, réseau social)
- 60 % pensent que les marques paient pour apparaître dans les réponses de l’IA
Cette attention croissante à la fiabilité et à la transparence illustre une maturité émergente des utilisateurs, conscients des biais possibles et des enjeux éthiques.
Implications pour le marketing et le GEO
Pour les marques et institutions, ces résultats traduisent une exigence stratégique : l’IA ne doit pas être traitée comme un canal homogène.
Les messages, outils et contenus doivent être adaptés aux différents profils de prompteurs pour maximiser l’influence et la conversion. Le concept de Generative Engine Optimization s’impose comme l’équivalent marketing du SEO : il devient indispensable d’optimiser la visibilité et la pertinence des contenus au sein des environnements IA.
« L’IA générative est déjà un outil du quotidien et influence concrètement les parcours d’information et les décisions d’achat.
souligne Pauline Lermigeaux, Directrice Marketing & Études de Media Figaro
La confiance reste indissociable de la fiabilité des contenus et des sources citées. Cela replace le rôle des médias comme tiers de confiance au cœur des environnements informationnels automatisés. »
Gen IA : quelles perspectives pour 2026?
Les usages et profils identifiés devraient évoluer rapidement. Tous les prompteurs anticipent une augmentation significative de l’usage de l’IA, notamment pour se divertir, dialoguer, s’inspirer et optimiser l’organisation personnelle.
Les marques devront suivre de près ces évolutions pour ajuster leur stratégie GEO et leur communication personnalisée, en intégrant les dimensions d’éthique, de transparence et de confiance dans leurs interactions avec les consommateurs.
Le Baromètre Gen-IA marque ainsi un tournant : l’IA générative n’est plus un simple outil technologique, mais un levier stratégique de marketing digital et de relation client, avec des implications directes sur la manière dont les Français découvrent, évaluent et achètent des produits et services.
Méthodologie
Étude réalisée par l’agence d’étude iligo en partenariat avec Media Figaro. Le baromètre Gen-IA analyse les usages, perceptions et attentes des Français face à l’intelligence artificielle générative.
1ère édition 2025 : étude avec démarche hybride (quantitatif-qualitatif-passif/observations) menée en novembre–décembre 2025 auprès d’un échantillon de 1022 Français 18-69 ans ayant déjà prompté et de 20 sessions de prompts avec des différents profils (20 h d’entretiens individuels)



