Avec la crise, les marketeurs redéfinissent leur rôle et leurs priorités

Selon une étude LinkedIn, en France, près de la moitié des professionnels du marketing estiment avoir l’opportunité de redéfinir leur rôle dans les mois à venir


Selon une nouvelle étude réalisée par LinkedIn, la moitié (49 %) des professionnels du marketing français estiment que la crise sanitaire leur a donné l’occasion de redéfinir leurs rôles, tandis que plus d’un sur deux (53 %) déclarent être aujourd’hui en mesure de démontrer leur importance au sein de leur entreprise.

L’étude, à laquelle 300 professionnels du marketing des secteurs B2B et B2C ont participé, met en lumière les mesures adoptées par cette fonction pour pallier à la réduction des budgets et ainsi faire « plus avec moins ».

En dépit des difficultés à venir annoncées par l’étude, l’optimisme reste de mise…



Bien qu’impactés, les marketeurs restent optimistes pour l’avenir 


Selon les conclusions de l’étude, les marketeurs B2B ont été confrontés durant la crise sanitaire à des coupes budgétaires plus sévères que leurs homologues du secteur du B2C (74 % contre 70 %) et ont été contraints de revoir leurs priorités (55% contre 44%).

A l’échelle du secteur marketing, ce sont près de la moitié (49%) des professionnels qui ont dû revoir leurs priorités.



Et pourtant, bien qu’il existe une pression résultant des coupes budgétaires, la grande majorité des marketeurs (81%) sont optimistes pour l’avenir tandis que 43 % ne doutent pas de la capacité de l’économie à rebondir rapidement.



Les professionnels du marketing ont fait évoluer leur rôle 


L’étude démontre également que cette période d’incertitude économique a permis aux marketeurs d’assumer davantage de responsabilités au sein de leur entreprise.

Il leur est, en effet, demandé de jouer un rôle plus actif dans le processus décisionnel, et la moitié (49 %) d’entre eux déclarent avoir aujourd’hui la possibilité de redéfinir leur rôle.

« Nous constatons des signes d’optimisme dans le secteur du marketing, notamment concernant l’après COVID-19.

La crise sanitaire a mis en évidence le rôle pilier des directeurs marketing pour aider les entreprises à adapter leur communication dans un contexte en proie à de profondes évolutions »

, a déclaré Ioana Erhan, Directrice de Marketing Solutions chez LinkedIn France.



Cette étude a également mis en lumière les mesures adoptées par les professionnels du marketing pour faire « plus avec moins ».


Les fonctions marketing sont repensées pour « faire plus avec moins » 


Le secteur adapte son mode de travail afin de réduire ses coûts et entend internaliser certaines fonctions, notamment :

  • Pour 52% – la planification d’évènements
  • Pour 51% – la publicité
  • Pour 48 % – la stratégie réseaux sociaux
  • Pour 47% – l’acquisition de talents
  • Pour 47 % – l’achat de publicité traditionnelle
  • Pour 45 % – la stratégie créative



Les contenus sont adaptés et une activité ciblée est privilégiée 


Plus de la moitié (55 %) des marketeurs ont ajusté le contenu, le message et le ton des supports marketing, pour davantage se concentrer sur leur mission et la définition de leur vision. 

45% des professionnels du secteur ont adapté les contenus ou leur approche créative afin de mettre davantage en avant l’émotion (par exemple une approche orientée sur l’humain, l’affect, etc.)

Cette tendance devrait se confirmer puisque 44% des experts en marketing reconnaissent la nécessité d’un changement de ton, de contenu et de message dans leurs supports de communication au cours des six à douze prochains mois.


Les canaux publicitaires traditionnels font les frais de la crise 


Et à plus longue échéance, les professionnels du marketing affirment qu’ils prévoient de réduire les budgets consacrés aux canaux publicitaires habituellement associés à la construction de la marque sur le long terme.


Seront notamment concernés les campagnes d’affichage (45 %), les événements/le marketing expérientiel (54 %) ainsi que le marketing des comptes stratégiques (16 %).



A contrario, ils entendent augmenter les dépenses dédiées aux canaux qui génèrent habituellement des résultats à court terme, comme la vidéo en ligne (51 %), l’affichage en ligne (58 %) et les liens commerciaux sur les réseaux sociaux (52 %).







Méthodologie 

300 entretiens ont été réalisés en France au sein d’un éventail de secteurs, dont l’enseignement, la technologie, la grande distribution, les médias, la finance et la pharmacie.

Les participants étaient tous des professionnels du marketing B2B ou B2C occupant des postes à divers niveaux de la hiérarchie, du directeur de la gestion au directeur principal/premier vice-président.

Conduite en mai et juin, l’étude a pour objectif de mieux comprendre la réaction du secteur marketing face à certaines des difficultés résultant de la pandémie de COVID-19 et de la récession économique.

L’étude a été menée par Coleman Parkes, une agence de sondage d’opinion indépendante. 






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